Pierre Le Roy taille patron

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C’est une véritable démonstration d’intelligence météorologique, de science de la régate et d’intuition tactique que le Lillois Pierre Le Roy nous offre depuis le départ de la deuxième étape de la Mini Transat Eurochef voici près d’une dizaine de jours.

Face à une équation particulièrement ardue à résoudre, avec un anticyclone en villégiature sur la route de la Guadeloupe, Pierre, armé des simples bulletins météos distillés par la direction de course 4 fois par jour, a su mettre entre parenthèses classements et positions, pour chercher et trouver les routes métrologiques les plus efficaces vers les Antilles.

Il a su ainsi investir en permanence cap au Sud, souvent à 90° de la route, gagnant dans l’Ouest chaque fois que les caprices de l’alizé lui en offraien le loisir. Il a pu glisser sous l’anticyclone et trouver au terme de 8 jours d’efforts et de sacrifices, des flux d’Est Nord Est enfin établis. Pierre lâche depuis les chevaux de son TeamWork, regagnant sans coup férir le leadership après avoir un moment occupé une peu flatteuse 9ème place. Il retrouve aux avant-postes son principal concurrent pour la victoire finale, Tanguy Bourroulec et son Pogo à foils. Tanguy, vainqueur à La Palma, dispose au classement général provisoire d’une avance d’une heure et 3 minutes sur Pierre, soit sur l’eau et à régime normal, une douzaine de milles. C’est cet écart que le météorologue Lillois doit combler pour espérer l’emporter. Il lui reste pour ce faire moins de milles milles de course. Il s’y emploie avec un certain succès, profitant du petit plus de pression que lui offre sa position australe si chèrement acquise, et un angle de vent favorable pour avancer rapidement et en route directe vers les Antilles. L’alizé désormais mieux établi sur la route pourrait nous offrir la conclusion de cette trépidante étape en fin de semaine, vendredi ou samedi prochains.

La cartographie : http://minitransat.geovoile.com/2021/tracker/

Météorologue et marin

Pierre Le Roy a appris la voile du côté de Saint-Malo alors qu’il était enfant et qu’il résidait avec ses parents en région parisienne. « J’ai fait beaucoup d’optimist et de catamaran en école de voile pour le plaisir. J’ai rapidement adoré être sur l’eau sur un bateau. » Il a ensuite côtoyé l’école des Glénan et a fini par devenir moniteur de voile. Parti en Australie pour ses études, c’est à cette occasion qu’il découvre véritablement la régate et la course au large. Diplôme d’ingénieur des travaux de la météorologie en poche, il exerce à Lille et navigue du côté de la cité du corsaire Jean Bart, Dunkerque, avec l’équipage bien connu et chevronné mené par Philippe Bourgeois. Il fait alors ses classes au large au fil des courses de l’UNCL et du RORC. « Ces navigations avec Philippe Bourgeois et son équipage, la lecture d’un article dans un magazine sur la multiplicité des profils s’engageant en Mini 6.50 vont me convaincre de me lancer dans le grand bain. Je me faisais une montagne de la course en solitaire et du circuit Mini mais j’ai compris que c’était possible pour moi et j’avais emmagasiné par mal d’expérience. » A force de travail, Pierre Le Roy monte sur le podium de la Mini en Mai 2019 (3ème), accumule les top 10 et réalise une belle performance sur la Mini 2019. Le navigateur – météorologue est maintenant à maturité pour appréhender une machine à la voile plus complexe, plus rapide et légitimement formuler des objectifs sportifs importants.

A retenir sur la Mini Transat Eurochef :

La Mini Transat Eurochef en chiffres :

  • 23ème édition ; course créée en 1977 par Bob Salmon
  • Départ dimanche 26 septembre ; Les sables - Santa Cruz de La Palma (Canaries), 1 350 milles
  • Départ 29 octobre de la deuxième étape Santa Cruz - Saint François (Guadeloupe), 2 700 milles.
  • 14 nationalités
  • 12 architectes navals ont signé des plans de Mini sur cette édition
  • 24 proto et 60 Série
  • 3 foilers, Cap Ingelec (900) de Camille Bertel, Pogo Foiler (969) de Tanguy Bouroullec, Speedyg (936) de Jay Thompson
  • 72 hommes et 12 femmes engagés.
  • Le plus jeune a 19 ans et le plus âgé 67.
  • 4 050 milles à destination de Saint-François (Guadeloupe), avec une escale à Santa-Cruz de La Palma
  • 1 350 milles Les Sables d’Olonne - Santa Cruz de La Palma, soit environ 2 500 kilomètres et une petite semaine de mer pour les premiers.
  • 2 700 : Le nombre de milles de la deuxième étape entre Santa-Cruz et Saint-François, soit 4 445 kilomètres et deux semaines de mer.
  • 1 106 marins ont, à ce jour, participé à la Mini Transat depuis sa création. 845 ont bouclé l’aventure au moins une fois.

Palmarès en Mini :

  • 2017 : Pornichet Select 13/45 ; Mini en Mai 16/52 ; Trophée Map 16/34
  • 2018 : Lorient PLM 12/41 ; Pornichet Select 7/60 ; Mini en Mai 5/48 ; Les Sables - Les Açores - Les Sables 6/38
  • 2019 : Pornichet Select 4/60 ; Mini en Mai 3/64 ; Mini Gascogna 6/48 ; Mini-Transat 5/65
  • 2021 : 5 podiums dont deux victoires
  • Aucun abandon en Mini 5ème du championnat de France de course au large 2018
  • Uniquement des Top10 depuis la Pornichet Select 2018

Partenaire principal : TeamWork

TeamWork est un groupe international indépendant, fondé en 1999 à Genève par son PDG actuel, M. Philippe Rey-Gorrez. Véritable partenaire de la transformation numérique des entreprises, TeamWork intervient sur quatre grands métiers : Business Consulting, SAP Business Solutions, Data Analytics et Technology Platforms. Reconnu par ses clients pour son expertise et son expérience, TeamWork accompagne aussi bien des grands comptes que des ETI.

Le succès de TeamWork provient notamment de la capacité de ses collaborateurs à travailler en équipe. L’implication de la société dans des projets qui ne sont pas directement liés à son activité première constitue dans ce contexte un facteur de motivation important pour chacun. C’est la raison pour laquelle TeamWork a toujours cherché à être présent d’une manière ou d’une autre dans des activités qui véhiculent ses valeurs. Ainsi, TeamWork soutient depuis de nombreuses années des athlètes, des événements et des projets sportifs aussi bien dans le monde de la voile que dans celui de la montagne et se positionne comme un véritable révélateur et développeur de talents. En accompagnant de jeunes sportifs, TeamWork leur permet de se concentrer sur la performance, de viser l’excellence et de les amener le plus haut possible.

Plus d’informations sur : http://www.teamwork.net/

et sur http://www.teamworkvoileetmontagne.com/fr/voile/

Partenaire : Arthur Loyd, Parallaxes (cabinet d'avocats)

Partenaires techniques : MPO (usinage), Cousin Trestec (ficelles), Harken (accastillage), Seatronic (batteries et solaire), Helly Hansen (vêtements), Armoribreizh (défenses/pares battages)

Le Réseau Etincelle a pour mission d’entraîner les jeunes « dits décrocheurs » sortis du système scolaire sans diplôme ou avec de faibles qualifications à devenir entrepreneurs de leur vie et de contribuer à leur insertion socio-professionnelle. En partant de leurs passions de leurs centres d’intérêt, nous leur permettons de croire à nouveau en eux. L’animation de nos actions au cœur des entreprises contribue au rapprochement entre le monde de la jeunesse et celui de l’entreprise.

Source : TB Press

© Christophe Breschi

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